💭 S’expatrier seul, c’est facile logistiquement… mais difficile humainement.
Je vous en avais déjà parlé, mais plus j’échange avec vous, plus je vois à quel point ce sujet revient.
Avec le temps, c’est quelque chose de récurrent dans vos messages.
Je reçois beaucoup de demandes, surtout de femmes, qui ne me parlent pas de travail mais de solitude.
Et derrière ces questions, il y a toujours le même sujet : partir… et se retrouver seule.
On parle beaucoup d’expatriation, de hijra, d’opportunités. On parle de ce qu’on peut gagner, de ce qu’on peut construire. Mais on parle beaucoup moins de ce qui se passe une fois la journée terminée.
De ce moment précis, celui où tu rentres chez toi le soir… et qu’il n’y a personne. Personne avec qui parler, personne avec qui partager ta journée, personne pour te dire que ça va aller.
Au début, tu relativises. Tu te dis que tu vas gérer, que c’est temporaire, que tu es capable de tenir. Et c’est vrai, au départ, ça passe.
Mais progressivement, les jours s’enchaînent, les semaines aussi, et ce n’est plus simplement du calme.
C’est un vide qui s’installe doucement.
Un vide qui se ressent dans des moments très simples : quand tu manges seul(e), quand tu observes des groupes autour de toi, quand tu raccroches après un appel avec ta famille, ou encore quand tu vis quelque chose… sans avoir personne à qui le raconter.
Et pourtant, ça, on ne le montre pas. On préfère mettre en avant le décor, les endroits, les réussites.
Certains partent seuls et tiennent. Mais ça demande une force que tout le monde n’a pas forcément envie d’aller chercher.
Parce qu’au final, partir seul, ce n’est pas juste une organisation. Ce n’est pas juste un billet d’avion ou un changement d’environnement.
C’est quelque chose qui se vit au quotidien, dans des moments répétés, parfois silencieux.
À l’inverse, partir à deux change complètement la dynamique.
Tu partages les débuts, les galères, les petites réussites. Tu avances ensemble, tu construis, et même dans les moments difficiles… tu n’es pas seul.
Alors forcément, faire comme si partir seul était simple pour tout le monde, ça ne correspond pas à ce que je vois au quotidien.
S’expatrier, ce n’est pas juste changer de pays. C’est déplacer toute sa vie ailleurs, avec tout ce que ça implique, bien au-delà du travail.
C’est pour ça que je réfléchis à répondre à votre demande et à créer quelque chose autour de ça.
Un espace pour ceux qui veulent partir sans se retrouver seuls une fois sur place, avec des personnes qui partagent le même projet.
Je vais créer un sondage dans la journée pour avoir votre retour sur le sujet.