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🔸La question :
Un passage que j’ai entendu du cheikh Sâlih El 'Ousseymî m’a posé problème : il a dit que le fait d’attribuer les ahadîth à leurs références et de mentionner leurs rapporteurs dans le sermon du vendredi est une erreur.
Il a argumenté en expliquant qu’avant le cinquième siècle de l’hégire, il n'est pas rapporté pas des savants qu’ils faisaient cela, mais que c’est une chose apparue chez les savants tardifs après le cinquième siècle. Il a également argumenté, qu'Allâh le préserve, en disant que le sermon du vendredi est "tawqîfî" (c-à-d : que les jugements qui lui sont relatifs sont fixés et "s'arrêtent" aux Textes explicites et y sont soumis, ), si bien qu'y mentionner l’attribution (des sources) des ahâdîth n’entre pas dans ce qui fait partie de l’adoration que représente le sermon.
Pourtant, j’ai trouvé que beaucoup de nos savants contemporains attribuent les ahadîth à leurs sources et mentionnent leurs rapporteurs dans leurs sermons, comme les grands savants Ibn ‘Outheymîne, El Fawzân, Raslân, ‘AbderRazzâq El Badr, et autres.
Quel est donc l’avis prépondérant dans cette question ? Est‑il permis ou non de mentionner les sources des ahadîth dans le sermon du vendredi ?
Qu’Allâh nous fasse profiter de votre science.
↪️ La réponse :
Il est obligatoire pour le prédicateur et celui qui fait le sermon de faire preuve de recherche minutieuse dans le choix des ahâdîth, et de ne rapporter que ce dont il s’est assuré de l’authenticité, par crainte qu’il ne soit atteint par la menace contenue dans la parole du Messager d'Allâh ﷺ : “Ne mentez pas à mon sujet, car celui qui ment à mon sujet, qu’il entre dans le Feu.” ¹
Si tel est le cas (qu'il s'assure et vérifie) , alors il n’y a pas besoin de mentionner le rapporteur du hadîth ni celui qui l’a compilé dans son recueil.
Cependant, s’il y est contraint, afin d’informer les gens que le hadîth est authentique et bien établi -par exemple si son affaiblissement s’est répandu parmi les gens, ou s’ils ne le connaissent pas comme étant un hadîth- alors, à ce moment‑là, il mentionne son rapporteur, sa source et son degré d’authenticité.
Cela, à mon avis, ressemble à ce à quoi les savants ont été contraints, à savoir ajouter certains termes explicatifs, comme dans la définition que les pieux prédécesseurs donnaient du Qour-ên comme étant «la Parole d’Allâh». Lorsque la bid‘a (l'innovation) de "la création du Qour-ên" est apparue, les savants ont ajouté : [qu'il est la Parole d'Allâh] «et qu'il n’est pas créé».
Et Allâh est plus Savant.
¹/ Rapporté par El Boukhârî (106) et Mouslim (1)
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