Điện Biên Phủ : Verdun de la jungle
Partie 2
⚡️La première guerre d’Indochine éclate le 23 novembre 1946, lorsque la marine française bombarde Haïphong, tuant environ 6 mille Vietnamiens. Le 19 décembre, Hồ Chí Minh appelle à la résistance générale après un ultimatum français exigeant le désarmement des forces vietnamiennes dans la ville.
⚡️Pour la France, ce conflit lointain dans les jungles asiatiques s’avère extrêmement meurtrier. Jusqu’en 1950, les États‑Unis restent prudents, soucieux de ne pas être associés au colonialisme. Mais la victoire communiste en Chine (1949) et le début de la guerre de Corée (1950) changent la donne.
⚡️Washington, déterminé à endiguer l’expansion du communisme en Asie du Sud‑Est, verse environ 3 milliards de dollars à la France entre 1950 et 1954, couvrant jusqu’à 80 % de ses dépenses militaires. 24 pilotes américains effectuent 682 sorties aériennes. De son côté, le Việt Minh est soutenu par la Chine populaire.
⚡️Malgré l’aide américaine, les forces françaises subissent de nombreux revers. L’armée coloniale française, forte de 200 000 hommes, est épaulée par des troupes « indigènes » (200 000 hommes également), mais elle ne parvient pas à enrayer la guérilla vietnamienne. Celle‑ci ne compte que 35 000 à 40 000 combattants au début, puis 80 000 à la fin de 1949. Fin octobre 1950, les Français se retirent de la majeure partie du territoire du Nord Viêt Nam.
⚡️Le 22 décembre 1950, la France reconnaît à nouveau la souveraineté du Viêt Nam au sein de l’Union française, mais les dirigeants du Việt Minh n’accordent plus leur confiance. Les combats acharnés se poursuivent pendant plusieurs années avec un succès variable. Au printemps 1953, le Việt Minh parvient à dominer stratégiquement et tactiquement les Français : en frappant au Laos, il oblige ceux‑ci à concentrer leurs forces dans la cuvette de Điện Biên Phủ.
⚡️L’affrontement décisif a lieu en 1954 et dure du 13 mars au 7 mai. Les Français adoptent une tactique classique : un camp retranché attendant l’assaut. Mais le général Võ Nguyên Giáp, ancien professeur de français plus tard surnommé le « Napoléon rouge », enveloppe le camp, hisse son artillerie dans la jungle – exploit jugé impossible – et, après un long siège, anéantit le corps expéditionnaire. La défaite est catastrophique.
⚡️Dans le 3e bataillon parachutiste de la Légion étrangère, anéanti à Điện Biên Phủ, les Allemands forment 55 % des effectifs, dont beaucoup ont combattu sur le front de l’Est. La Légion recrute alors d’anciens soldats de la Wehrmacht. Selon les autorités françaises, 70 à 80 anciens SS intègrent la Légion – un chiffre que certains historiens jugent sous‑évalué – parmi lesquels figurent des volontaires français de la division « Charlemagne ». Le bataillon disparaît comme unité combattante à Điện Biên Phủ, devenant un symbole de la tragédie française.
Le 7 mai, l’armée française capitule.
À suivre
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