Poutine déclenche un programme d'armes basées sur de nouveaux principes physiques
Par Sergei Serov
Столетие, mars 2012
(Article traduit du russe et adapté)
🔗 https://www.stoletie.ru/vzglyad/giperboloid_anatolija_serdukova_2012-03-23.htm 🔗
NdT : Столетие [le Siècle] est un média russe nationaliste conservateur proche du Kremlin et parfois polémique.
Il est spécialisé en histoire, géopolitique et défense.
Dans la cadre du programme officiel d’armement 2011-2020, le ministre de la Défense, Anatoly Serdyukov, a annoncé la création d'armes à énergie dirigée (basées sur les ondes électromagnétiques ou acoustiques), d'armes génétiques et d'armes psychophysiques.
Si la Russie se lance dans cette course, les Etats-Unis ne sont pas en reste. Parmi leurs projets figurent un "canon télépathique" destiné à induire la peur par des ondes sonores, et une arme électromagnétique thermique émettant une intense onde thermique sur plusieurs centaines de mètres afin de disperser des manifestations. Cette "arme de la douleur" a d'ailleurs été mise à disposition de l'armée indienne début 2011.
La Russie possède une longue histoire dans ce domaine : dès les années 1930, jusqu’aux purges staliniennes de 1937, le VCHK-NKVD développa des armes génétiques et psychotroniques.
L’Allemagne nazie, pour sa part, intensifia fortement ses recherches visant la création d’une "race pure" et l’élimination "génétique" de ses ennemis, notamment via des virus sélectifs visant les Juifs ; un programme macabre jamais appliqué.
Aux Etats-Unis, la recherche génétique prit un tournure inquiétante, avec des allégations controversées de "purification" raciale et sociale, certains allant jusqu’à suspecter le sida d’être une expérimentation d’arme génétique en Afrique.
En URSS, les armes génétiques restaient taboues, tandis que la psychotronique bénéficiait d’un développement discret mais soutenu, notamment sous l’égide du KGB et de Youri Andropov.
Lors de la Perestroïka, l’URSS mena la course aux armes électromagnétiques, au point que certains experts pensent que la chute soviétique fut orchestrée pour stopper ces recherches menaçant la suprématie américaine.
Il a été rapporté qu’un canon psychotronique soviétique aurait neutralisé pendant plusieurs heures l’équipage d’une navette spatiale américaine tentant d'espionner un site secret au Kazakhstan.
Après la chute de l’URSS, ces programmes furent stoppés, leurs installations détruites ou transférées aux États-Unis. Anatoli Tchoubaïs, vice-président du gouvernement, aurait orchestré leur fermeture, aidé par le ministre Dmitri Iazov.
Dans un département secret du ministère de la Défense, sous contrôle du KGB, des générateurs électromagnétiques augmentaient prodigieusement les récoltes dans des fermes militaires, amélioraient la santé et la production de lait des troupeaux, et rendaient même le carburant incombustible, paralysant des colonnes blindées en opération.
Mais le ministre Iazov, informé de ces "miracles laitiers", qualifia ces équipes de charlatans et ordonna leur dissolution, ignorant l’étrange incident des chars immobilisés.
De la fin des années 80 au début du 3ème millénaire, la célèbre unité secrète 10003, dédiée à la guerre psychotronique, fut dirigée par Alexei Savine, doté de pouvoirs psi. Elle avait pour objectif de créer un "guerrier de l'Esprit" invincible, obtenant des résultats remarquables.
Cependant, de nombreux chercheurs moururent prématurément de cancers alors qu'ils travaillaient sur les armes psychotroniques. Cette unité fut dissoute sous la direction de Sergei Ivanov.
Aujourd’hui, alors que les experts compétents ont disparu et que les cursus scientifiques ont été fermés, on promet la création d’armes "terrifiantes" d'ici 2020.
Des financiers avides réclament déjà des milliards pour des "canons à rayons mortels" qui ne verront probablement jamais le jour.
En Afghanistan, les Américains ont échoué à utiliser les générateurs psychotroniques volés aux Soviétiques. Incapables de former des scientifiques de haut niveau, ils sauront néanmoins détourner à leur avantage les ressources que la Russie consacre à ces recherches.